L'appel de Génération Entreprise : Je soutiens nos entrepreneurs!

Publié le 8 Décembre 2014

Article du Figaro, édition du 4 décembre 2014.

Il existe des solutions pour libérer nos entreprises, argumentent Valérie Boyer, Olivier Dassault, David Douillet, François Sauvadet, Eric Woerth et les autres membres de Generation Entreprise-Entrepreneurs associés.

Impôts, taxes, charges: trop c'est trop!» C'est le cri du cœur de nos entrepreneurs. Depuis 2012, les entreprises subissent «le choc fiscal le plus violent depuis la Seconde Guerre mondiale», selon l'économiste Christian Saint-Étienne. Taxe à 75 %, impôt sur les plus-values à 60 %, hausse de la fiscalité à hauteur de 30 milliards d'euros. Le différentiel avec l'Allemagne en matière de taxes sur les entreprises représente 137 milliards d'euros et nos taux de marges brut sont les plus faibles d'Europe (28 %, contre 40 % outre-Rhin). Comment nos entreprises peuvent-elles faire face à la concurrence internationale, investir et embaucher?

À Génération entreprise-Entrepreneurs associés, qui rassemble autour de 135 parlementaires de nombreux entrepreneurs, nous comprenons le ras-le-bol des chefs d'entreprise. La lourdeur kafkaïenne de nos 400 000 normes et la complexité des 3 500 pages de notre Code du travail (contre 800 en Allemagne et 70 en Suisse) plombent notre croissance et empêchent toute inversion de la courbe du chômage. «Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires», disait Montesquieu.

Manuel Valls prétend «aimer nos entreprises» mais leur impose de nouvelles charges et des contraintes supplémentaires. L'effet de la baisse des cotisations salariales et du CICE sera annulé par l'augmentation de 4,5 milliards d'euros d'impôts votés pour 2015! Le «pacte de responsabilité» n'est pas un «cadeau fait aux patrons» et leur permettra seulement de retrouver, en 2017, le niveau de prélèvements obligatoires de 2010.

Si les entrepreneurs ont choisi de cadenasser symboliquement Bercy, ils portaient également, dans leurs mains, les clefs permettant d'ouvrir ces verrous. Ils ont voulu adresser un message d'espoir : oui, il existe des solutions afin de libérer nos entreprises des carcans qui leur ont été imposés !

La loi sur la pénibilité représente un casse-tête pour nos entrepreneurs et coûtera entre 500 et 600 euros par salarié. Sans oublier la réforme du temps partiel, qui impose une durée minimale de 24 heures hebdomadaires pour chaque nouveau contrat, et la loi Hamon sur les cessions d'entreprise. La première va créer des problèmes d'organisation considérables pour les entreprises de service, les amenant à rater des contrats ou à renoncer à certaines embauches. La deuxième risque de complexifier la transmission de nos PME, de vider l'entreprise de ses talents et de nuire à la confidentialité des choix stratégiques de l'entreprise dans un contexte fortement concurrentiel.

Si les entrepreneurs ont choisi de cadenasser symboliquement Bercy, ils portaient également, dans leurs mains, les clefs permettant d'ouvrir ces verrous. Ils ont voulu adresser un message d'espoir: oui, il existe des solutions afin de libérer nos entreprises des carcans qui leur ont été imposés! Encore faut-il avoir le courage de faire voler en éclats les tabous qui paralysent notre pays. À Génération entreprise-Entrepreneurs associés, nous refusons le déclin de notre pays. Des réformes audacieuses doivent être mises en place. Notre livre blanc, «Pour un Big-bang économique, fiscal et culturel», en a déjà détaillé un certain nombre. Au gouvernement et à notre famille politique, désormais rassemblée derrière Nicolas Sarkozy, de s'en emparer.

Retrouvez la liste intégrale des signataires sur le site figaro.fr .

Rédigé par JA BENISTI

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