Ce que vous devez savoir sur le budget 2013 présenté par la gouvernement

Publié le 9 Octobre 2012

Un budget 2013 de décroissance

 

Le budget pour 2013 présenté par le gouvernement le 28 septembre est extrêmement préoccupant pour les Français, car c’est un budget de décroissance, dont la présentation est mensongère.

 

La présentation de ce budget est mensongère, ce qui est inacceptable. Le coup de com’ selon lequel 9 Français sur 10 ne seraient pas concernés par les hausses d’impôts est une supercherie. Est-ce que Jean-Marc Ayrault prend les  Français pour des idiots ? Il suffit de regarder quelques mesures applicables dès 2013 pour voir que 100% des

Français payeront des impôts supplémentaires :

16 millions de foyers fiscaux sont concernés par la hausse de l’impôt sur le revenu (liée au gel du barème) ;

9 millions de salariés sont impactés par la taxation des heures supplémentaires ;

Tous les salariés sont touchés par l’augmentation des cotisations sociales qui finance le retour partiel à la retraite à 60 ans ;

Tous les Français qui ont une télévision sont concernés par l’augmentation de la redevance « télé » ;

Tous les retraités imposables vont être affectés par la hausse de 0,15% de la contribution de solidarité pour l'autonomie. Qui peut croire que les classes moyennes et populaires vont être épargnées par ce coup de matraque fiscal sans précédent ? Soutenir l’inverse c’est un mensonge intolérable envers les Français. Au total, près de 12 milliards d’impôts supplémentaires ont été décidés contre les classes moyennes depuis l’élection de François Hollande.

 

En outre, le chiffre de 30 milliards à trouver pour respecter l’objectif de 3% de déficit en 2013 est largement sous-estimé puisque François Hollande table sur une croissance de 0,8% quand le consensus des experts la situe à 0,3% et 0,5 point de croissance en moins, c’est 5 milliards à trouver en plus. L’optimisme du chiffrage de certaines dépenses et recettes obligera d’ailleurs le gouvernement à corriger son budget en cours d’exercice au prix d’efforts supplémentaires.

Au-delà d’une présentation fallacieuse, ce qui est encore plus inquiétant c’est que nous avons à faire à un budget de décroissance.

 

Aujourd’hui la France est confrontée à 2 difficultés majeures :

1) son niveau de dépenses publiques

2) son manque de compétitivité.

 

Or ce budget ne baisse pas la dépense publique, et aggrave notre déficit de compétitivité car il ne contient pas une réforme structurelle de soutien à la croissance.

François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont fait le choix d’augmenter massivement les impôts plutôt que de baisser les dépenses. 2/3 de hausses d’impôts et 1/3 de supposée baisse des dépenses, c’est l’exact inverse de ce qu’il faudrait faire. Tout simplement parce que nous avons déjà le niveau de dépenses publiques le plus élevé de la zone euro (56,3% du PIB contre 48% en moyenne dans les autres pays) et par conséquent l’un des plus hauts niveaux de prélèvements obligatoires de l’OCDE (46,3% du PIB contre 39,5% en Allemagne). C’est la première fois depuis 10 ans que le nombre de fonctionnaires va repartir à la hausse ! La préférence pour l’impôt et la dépense publique est une stratégie vouée à l’échec, c’est le contraire de ce qu’ont fait l’Allemagne au début des années 2000 et l’Italie aujourd’hui.

Depuis 4 mois, on assiste à une politique anti-compétitive, anti-entreprise, en un mot malthusienne. Or la compétitivité c’est l’emploi. En juillet, la gauche avait alourdi le coût du travail : hausse des cotisations retraite, hausse de la fiscalité sur l’épargne salariale, taxation des heures supplémentaires, suppression de la fiscalité anti-délocalisation, hausse du Smic. En septembre, elle augmente de 10 milliards les impôts sur les entreprises, ce qui est l’équivalent de 25% de l’impôt sur les sociétés. La destruction du régime de l’auto-entrepreneur et la taxation accrue des indépendants sont de très mauvais signaux pour ceux qui prennent des risques au service de la création de richesses en France. L’augmentation massive de la fiscalité du capital découragera les créateurs d’entreprises et conduira à la délocalisation de capitaux alors que nous avons besoin que ceux qui ont de l’argent investissent en France et non pas en Suisse ou en Belgique.

Cette politique va casser ce qu’il nous reste de croissance et donc ne nous permettra pas d’atteindre l’équilibre budgétaire. D’ailleurs, le gouvernement vient de le reconnaître : l’engagement de François Hollande d’être à l’équilibre en 2017 ne sera pas tenu. C’est un très mauvais signal pour la crédibilité de la France. Malheureusement, avec une telle stratégie, on connaît le résultat à l’avance : les objectifs de réduction des déficits ne seront pas atteints et la courbe du chômage ne sera pas inversée. C’est le plus court chemin vers le déclin.

 

La seule option possible pour augmenter le pouvoir d’achat des ménages, réduire le chômage, les inégalités et les déficits, c’est la diminution des dépenses et le renforcement de la compétitivité. C’est le choix courageux qu’avait fait Nicolas Sarkozy.

Sur le sujet, l’UMP a des propositions très fortes. Maintenant, nous allons rentrer dans la discussion parlementaire, et vous pourrez compter sur l’UMP pour mener une opposition responsable mais tonique : nous pouvons faire reculer le gouvernement sur des points inacceptables, comme nous l’avons déjà fait sur la taxation rétroactive des heures supplémentaires ou la hausse de la CSG pour les retraités.

 

 

sans-titre

 

Les grands perdants du budget 2013

 

Faute de courage politique, François Hollande préfère augmenter les impôts pour tous les Français et toutes les entreprises plutôt que baisser les dépenses publiques improductives et encourager la compétitivité au service de l’emploi. Malgré quelques artifices de communication les faits sont là et 100% des Français paieront plus d’impôts en 2013. Les retraités, les indépendants, les entrepreneurs, les PME et les familles seront particulièrement frappés.

Les retraités : ils seront mis à contribution dès cette année par une taxe de 0,15% qui sera doublée à 0,30% à partir de 2014 pour un coût de 700 millions d’euros. A cette taxe risque de s’ajouter une hausse de la CSG que le gouvernement pourrait mettre en place en 2013.

Les indépendants : les artisans, les commerçants et les professions libérales paieront chaque année 1,3 milliard de plus. Les cotisations maladie seront augmentées pour les affiliés au régime social des indépendants (RSI) et les cotisations retraite des libéraux seront augmentées.

 

Les entrepreneurs : déjà stigmatisés dans les discours d’Arnaud Montebourg et François Hollande, ceux qui prennent des risques pour créer de l’activité et des emplois seront lourdement pénalisés par ce budget. Qui prendra le risque de mettre toutes ses économies pour créer une start-up en sachant que si elle marche l’État prélèvera plus de la moitié des gains ? Par ailleurs, le régime de l’auto-entrepreneur est sacrifié et le financement des entreprises innovantes est mis à mal puisque désormais le capital sera davantage taxé que le travail, au risque de voir les capitaux investis à l’étranger ou dans des produits moins utiles à la croissance.

 

Les PME : le gouvernement tente de faire croire que l’augmentation d’impôts de 10 milliards sur les entreprises sera supportée uniquement par « les grands groupes ». Mais il oublie de dire que ces entreprises répercuteront ce coût supplémentaire sur leurs fournisseurs, leurs sous-traitants et prestataires de service qui sont justement… des

PME !

 

Les familles : entre l’abaissement du plafond du quotient familial et la suppression de la déclaration au forfait pour les emplois à domicile, les familles nombreuses seront pénalisées. Elles sont pourtant l’avenir de la France !

Rédigé par JA BENISTI

Publié dans #Assemblée nationale

Repost 0
Commenter cet article