"Il faut sauver le Grand Paris" : Lettre ouverte de Valérie Pécresse à Cécile Duflot

Publié le 7 Juin 2012

Paris, le 6 juin 2012 : COMMUNIQUE DE PRESSE

  

Grand Paris : Valérie Pécresse dénonce la position ambigüe du STIF.

  

Valérie Pécresse dénonce la position ambigüe du Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF) présidé par Jean-Paul Huchon qui a refusé de réaffirmer aujourd’hui, à l’occasion de son conseil d’administration, son soutien au projet de Grand Paris.

 

Elle rappelle que les  présidents des conseils généraux d’Ile-de-France avaient voté, le 26 mai 2011 au conseil de surveillance de la Société du Grand Paris (SGP), l’accord sur le Grand Paris Express à l’unanimité.

 

Alors que l’incertitude règne toujours autour du Grand Paris, Valérie Pécresse et les élus UMP du STIF ont jugé nécessaire que l’ensemble des administrateurs du syndicat confirment leur attachement à la réalisation de ce projet phare pour le développement de notre région notamment en matière de transport, pour l’égalité des territoires qui la compose et pour la qualité de vie des Franciliens.

 

Valérie Pécresse, présidente du groupe Mouvement Populaire au conseil régional d’Ile-de-France, estime que le refus du STIF n’est pas de nature à rassurer les élus locaux sur les véritables intentions du Gouvernement.

 

Enfin, Valérie Pécresse rappelle que suite aux vives inquiétudes des élus locaux, les élus UMP franciliens ont interpellé la semaine dernière, dans une Lettre Ouverte, Madame Cécile Duflot afin qu’elle prenne clairement position sur quatre points essentiels du Grand Paris d'ici les élections législatives du 10 juin 2012.  A ce jour, les élus signataires de la Lettre Ouverte n’ont toujours pas reçu de réponse de la Ministre en charge du Grand Paris.

 

 

Grand-Paris_carte-2_111116.jpgJe soutiens vivement l'initiative de Valérie Pecresse et de nos conseillers régionaux! Le Grand Paris Express est un magnifique projet pour notre pays, une formidable opportunité pour nos territoires et une réponse concrète aux difficultés quotidiennes de mobilité des franciliens, des val de marnais et des habitants de la quatrième circonscirption du Val de Marne!

Prenez dès à présent connaissance de la lettre adressée par la Présidente du Groupe UMP au Conseil Régional d'Ile de France, à la nouvelle Ministre en charge notamment du Grand Paris.

 

"Madame la Ministre,

 

Les habitants et les élus d’Ile-de-France attendent avec impatience la réalisation du projet du Grand Paris.

Ce projet est le plus ambitieux qu’ait connu la région Ile-de-France depuis 50 ans. Il prévoit notamment la création de 175 km de voies nouvelles de métro automatique, l’ouverture de 72 nouvelles gares, la rénovation en profondeur du réseau de transports en commun existant, la construction de 70.000 nouveaux logements par an et la création d’un million d’emplois d’ici 15 ans ; autant de réponses concrètes et fortes aux besoins des Franciliens.

 

Avec l’entrée de ce dossier dans votre périmètre ministériel, ce projet incontournable nous semble en danger.

Votre famille politique s’est en effet toujours opposée au Grand Paris et vous avez vous-même voté contre l’adoption de l’accord Etat-Région du 26 janvier 2011 dans l’hémicycle régional. Forts de ces éléments et de vos récentes déclarations, nous sommes nombreux à nous interroger sur les véritables intentions du Gouvernement et à craindre le démantèlement programmé du Grand Paris.

 

Nous rappelons en effet que le projet de Grand Paris a fait l’objet d’un accord unanime des présidents du conseil régional, des huit conseils généraux de la région et de Paris Métropole, tant du point de vue de son organisation que de son financement. La gauche remettrait-elle en cause sa signature au prétexte qu’elle deviendrait majoritaire ?

 

C’est pourquoi aujourd’hui, nous vous demandons de prendre clairement position sur les points essentiels du Grand Paris :

1. La sanctuarisation des 32,4 milliards d’euros alloués à la réalisation du Grand Paris, comprenant la rénovation en profondeur des transports en commun franciliens et la création de nouvelles lignes de banlieues à banlieues, indispensables à la circulation en Ile-de-France.

 

2. La préservation de la Société du Grand Paris (SGP) et le refus de la dissoudre dans le Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF), ce qui risquerait de retarder considérablement l’avancement des travaux et de compromettre le financement de toute nouvelle ligne.

 

3. Le maintien de tous les grands projets d’aménagement programmés dans le cadre du Grand Paris : les grands pôles universitaires de l’Opération Campus et du Grand emprunt dont les sites d’Aubervilliers, de Créteil-Marne-la-Vallée, de Cergy-Pontoise, de Paris sciences et lettres et de Saclay ; le rééquilibrage à l’est en matière d’infrastructures de transports et de développement économique avec la double boucle du métro automatique de même que la nouvelle gare et le projet Europa City du triangle de Gonesse ; la Tour Médicis à Clichy-Montfermeil ; la création de logements et d’emplois autour des gares du futur métro dans le cadre des 11 accords-cadre de développement territorial déjà signés (au Bourget, dans l’est de la Seine-Saint-Denis, à Roissy, dans les Hauts-de-Seine, dans le Val-de-Marne, etc.).

 

4. Alors que Paris et la région métropolitaine sont chaque jour un peu plus menacées d’asphyxie, la garantie que toutes les nouvelles lignes de transport prévues dans le schéma du Grand Paris seront réalisées, et plus particulièrement : Orbival, le désenclavement de Clichy-Montfermeil, la desserte des aéroports depuis le centre de la capitale, la liaison Orly-Versailles via le Plateau de Saclay.

 

L’absence de réponse de votre part à ces questions d’ici les élections législatives du 10 juin prochain ne pourrait être lue par les habitants d’Ile-de-France autrement que comme la confirmation du démantèlement annoncé du Grand Paris et votre refus d’apporter des réponses aux préoccupations des Franciliens en matière de transports, de formation, d’emploi et de logement."

 

  

 

S'agissant du RER A :

 

"RER A : Le changement… c’est pas pour maintenant !

Alors que le conseil d’administration du STIF doit adopter demain le schéma directeur du RER A, Valérie Pécresse dénonce l’insuffisance chronique des mesures proposées par
Jean-Paul Huchon afin d’améliorer rapidement la situation de cette ligne qui transporte plus d’un million de Franciliens par jour.

En effet, après plus de quatre ans de gestation, les actions envisagées dans ce schéma ne permettront aucune amélioration tangible pour les usagers dans les 5 ans à venir.

La mise en place d’un commandement unique sur toute la ligne et la suppression de la relève des conducteurs ne sont envisagées qu’à moyen ou long terme, l’automatisation des trains sur la partie parisienne n’est prévue qu’en 2018, le prolongement de la signalisation automatique ne devrait être effective qu’en 2019 et l’amélioration du retournement des trains de 2018 à 2022… autant de mesures qui pourraient améliorer l’efficacité de la ligne si elles étaient mises en œuvre beaucoup plus tôt.

L’inertie du STIF est d’autant plus choquante qu’il a l’argent pour moderniser la ligne A. En 2011, et pour la 4ème année consécutive, le syndicat n’a pas dépensé tout l’argent voté par les élus pour investir dans les transports. Au total, depuis 2008, ce sont près de 400 millions d’euros qui n’ont pas été consommés pour améliorer les conditions de transports des usagers franciliens.

Enfin, Valérie Pécresse, présidente du groupe Mouvement Populaire au conseil régional d’Ile-de-France,  constate qu’il a fallu que l’Assemblée nationale se saisisse du problème pour faire avancer les choses et observe que Jean-Paul Huchon a opportunément décidé de faire adopter le schéma directeur du RER A à quelques jours des élections législatives."  

Rédigé par JA BENISTI

Publié dans #Assemblée nationale

Repost 0
Commenter cet article