L'impact de la Gauche au pouvoir sur les finances publiques : un scandale!

Publié le 12 Juin 2012

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Selon Gilles CARREZ et le groupe UMP à l'Assemblée nationale :

 

« Un mois de socialisme, 1% de la richesse nationale dépensée »

 

Alors que l’environnement économique international – en particulier européen – se durcit de jour en jour, François HOLLANDE fait le choix d’une augmentation massive des dépenses publiques. Par son ampleur, ce choix, contraire à celui de tous nos partenaires, fait peser un risque majeur sur la souveraineté économique de notre pays.

Voici la première facture du Président socialiste :

 

1.        Augmentation de 25% de l’allocation de rentrée scolaire : 400 M€ (2 Mds€ sur le quinquennat)

Notons ici que cette mesure ne pourra pas être financée au titre de l’année 2012, comme le prétend le gouvernement. En effet, l’abaissement du plafond du quotient familial, censé financer la mesure par redéploiement, ne jouera qu’au titre des revenus perçus en 2012 et donc imposés en 2013, sauf à prendre une mesure rétroactive difficilement acceptable.

 

2.        Coup d’arrêt au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux : 500M€ (2,5Mds€ sur le quinquennat)

Ce chiffrage tient compte de l’arrêt des mesures catégorielles. On estime que l’économie nette du « 1 sur 2 » serait de l’ordre de 350M€, auxquels il convient d’ajouter 150M€ au titre des protocoles déjà signés.

Ajoutons que l’arrêt du retour catégoriel couplé à la fin de l’exonération des heures supplémentaires dans la fonction publique va entraîner une perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires et conduire le gouvernement socialiste à se poser la question de l’évolution du point d’indice de la fonction publique. Ce serait une folie : 1% d’évolution sur le point d’indice, c’est tout de suite 1,5Md€ en plus !

 

3.        Impact de la hausse du SMIC : 1 Md€ (5Mds€ sur le quinquennat)

Outre son impact négatif sur la compétitivité de nos entreprises et sur l’emploi, la hausse du SMIC a bien entendu un impact considérable sur l’ensemble des comptes publics. On estime en effet qu’une hausse du SMIC de 1% aurait un impact de 700M€ sur le calcul des allègements généraux de charges sur les bas salaires (Source : DARES, 2008) et à 300M€ sur les 900 000 agents de la fonction publique d’Etat qui sont rémunérés au SMIC, sans compter les effets sur la fonction publique territoriale et hospitalière.

 

4.        Décret sur les retraites : 11Mds€ à l’horizon 2017 (avec application de la mesure aux autres régimes de retraite : AGIRC-ARRCO, régimes de fonctionnaires, régime alignés, etc.) 

Le coût de cette réforme devrait être au final bien plus élevé pour les salariés et les contribuables, selon que l’on retient le nombre de trimestres cotisés ou ceux simplement validés.

Surtout, l’évaluation à 5Mds€ par an à l’horizon 2017 est manifestement minorée si l’on applique la mesure non seulement au régime général (CNAV) mais également aux autres régimes de retraites (AGIRC-ARRCO, régimes de fonctionnaires, régimes alignés, etc.)

Au total, ce sont plus de 20Mds€ (soit 1 point de PIB) que compte dépenser le président socialiste dès les premiers mois de son quinquennat alors que la priorité devrait être mise sur la réduction de nos dépenses publiques, comme le font tous nos partenaires.

 

En plus de cela, il faudra ajouter 12 milliards d’euros (1,2 point de PIB) de nouvelles dépenses annoncées dans le programme socialiste : aide à l’industrie et à la relocalisation : 2,5Md€ ; aide aux PME et aux entreprises de taille intermédiaire : 2,3Md€ ; crédit impôt recherche 0,2Md€ ; 500 000 contrats génération : 2,3Md€ ; 150 000 emplois d’avenir : 2Md€ ; sécurisation des parcours professionnels : 1Md€ ; Allocation d’étude et de formation : 0,6Md€ ; Divers et pouvoirs d’achat : 2Md€.

Il ne faudra pas deux ans, comme en 1981, pour que ce choix de l’isolement et de la dépense inconsidérée ne se confronte à la réalité. François HOLLANDE n’aura alors que deux options : augmenter massivement les impôts à la rentrée ou simplement renoncer.

 

Alors que depuis 1993, la droite a toujours eu le souci de gérer sainement les finances de l'Etat. En effet, depuis 30 ans que la question de l’équilibre financier des retraites se pose, les seules contributions des gouvernements socialistes se limitent à un livre blanc en 1991 et une commission en 2000. Aucune décision.  

 

Les gouvernements de droite ont, eux, assumé 4 réformes : en 1993, en 2003, en 2008 et en 2010. Or ce sont ces réformes qui ont permis de sauver notre régime de retraites. D’ailleurs, le PS qui s’y opposait systématiquement à chaque étape, ne les a jamais remises en cause une fois arrivé au pouvoir.

● La réforme Balladur de 1993

Selon un rapport de la CNAV d’avril 2010, le déficit de la branche retraites du régime général (salariés du privé) aurait atteint près de 30 milliards d'euros en 2008 au lieu de 5,6 s'il n'y avait pas eu de réformes des retraites en 1993, soit une économie de 24 milliards d’euros au bout de 15 ans.

● La réforme Fillon de 2003

Selon le rapport du Conseil d’orientation des retraites de juin 2004, le solde net des mesures prises en 2003 s’établit à 18 Mds€ à l’horizon 2020, soit un peu moins de la moitié du besoin de financement initial évalué pour 2020 à 43,5 Mds€ : un tiers des besoins de financement du régime général et la moitié de ceux des régimes de fonctionnaires.

● La réforme des régimes spéciaux en 2008

Cette réforme a produit une économie annuelle nette comprise entre 100 et 300 millions d’euros, ce qui représente une économie nette cumulée comprise entre 1,2 et 3,6 milliards d’euros à l’horizon 2020.

● La réforme Woerth en 2010

Au total, la réforme de 2010 permet de réduire le déficit de l’ensemble des régimes de retraites de 45 milliards d’euros en 2020 et d’éviter, sur la période 2010-2020, en cumul, un accroissement de la dette de  410 milliards d’euros.

 

Néanmoins, si ces différentes réformes ont permis de réduire le besoin de financement des retraites à court terme, elles devront impérativement être poursuivies pour atteindre l’équilibre à long terme du système et certainement pas remises en cause comme le propose François HOLLANDE.

Rédigé par JA BENISTI

Publié dans #Assemblée nationale

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