La profession de foi de l'UMP pour les élections législatives

Publié le 21 Mai 2012

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Face à la crise, nous voulons que la France garde la maîtrise de son destin. Nous voulons protéger et préparer l’avenir des enfants de France.

Nous croyons en la France. Nous sommes convaincus que notre nation dispose d’atouts considérables pour réussir dans le monde de demain. Notre histoire, notre diversité et notre singularité sont une force. Nous voulons rester ce que nous sommes et préserver un modèle de développement qui ne laisse aucun citoyen, aucun territoire au bord du chemin. Voilà l’humanisme auquel nous sommes attachés.

Nous voulons défendre les valeurs républicaines : liberté, égalité, fraternité mais aussi laïcité. Nous refusons le communautarisme ou les dérives de l’individualisme qui minent la solidarité nationale. Attentifs aux inquiétudes et aux espoirs des Français, notammentde ces classes moyennes qu’on n’entend pas, nous ferons tout pour que chacun trouve sa voie de réussite dans notre société.

Nous croyons au talent des Françaises et des Français. Nous croyons au mérite et au travail. Le travail doit toujours payer plus que l’assistanat : nous proposons de baisser les cotisations des salariés pour augmenter tous les salaires compris entre 1 000 et 1 400 euros nets. Nous protégerons le soutien aux heures supplémentaires qui bénéficient à plus de 9 millions de salariés.

L’emploi et le pouvoir d’achat dépendent de notre capacité à produire en France, et non de la dépense publique. Nous voulons accompagner nos entreprises, particulièrement nos PME et nos artisans-commerçants, pour innover et gagner de nouveaux marchés. Nous baisserons massivement les charges qui pèsent sur le travail pour protéger 14 millions d’emploiset lutter contre les délocalisations. Nous réserverons 20 % des marchés publics à nos PME. Tous les chômeurs qui ne trouvent pas de travail dans leur domaine de compétence recevront des formations. En contrepartie, ils ne pourront pas refuser une offre d’emploi correspondant à la formation reçue.

Nous ne voulons pas que la France dépende des marchés financiers et risque la faillite. Nous nous engageons : dès 2016, la France ne dépensera pas plus que ce qu’elle gagne. Nous voterons une règle d’or budgétaire qui interdira les déficits incontrôlés. Nous continuerons à réduire les dépenses publiques et poursuivrons le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, sauf à l’école. Nous demanderons aux collectivités locales de s’imposer les mêmes efforts de maîtrise budgétaire que l’État.

Généreux et responsables, nous considérons qu’il n’y a pas de droit sans devoir. Les bénéficiaires du RSA, quand ils en ont la capacité, auront l’obligation de travailler au moins 7 heures par semaine pour l’intérêt général. Nous n’acceptons pas que la générosité des Français soit dévoyée par une minorité qui abuse du système : les fraudeurs seront poursuivis et ne pourront plus bénéficier des prestations qu’ils ont détournées.

Nous voulons réduire l’immigration pour réussir l’intégration. Nous diviserons par deux le nombre d’immigrés qui entrent en France. Devenir français est un acte fort et engageant, pas un automatisme. Nous voulons donc que les jeunes nés en France de parents étrangers manifestent leur attachement à la France avant d’être naturalisés. Pour préserver la cohésion nationale, nous refusons de donner le droit de vote aux étrangers.

Contre la délinquance, nous refusons l’impunité et le laxisme : nous supprimerons les remises de peine automatiques et renforcerons les sanctions contre les multirécidivistes et les réitérants. La justice des mineurs sera réformée avec notamment l’instauration d’une obligation systématique de réparation du dommage causé. Pour que toutes les peines soient appliquées, nous construirons 24 000 nouvelles places de prison d’ici 2017.

Nous voulons vivre dans une société de justice ; les efforts indispensables pour sortir de la crise doivent être équitablement répartis. Nous voulons particulièrement soutenir les plus vulnérables ou tous ceux qui font face à des accidents de la vie. Nous verserons les retraites le 1er du mois au lieu du 8, nous revaloriserons les pensions de réversion pour les veuves, et nous mènerons la réforme de la dépendance pour nos aînés. Nous ne transigerons pas sur l’accessibilité des personnes en situation de handicap. Nous continuerons de développer les soins palliatifs, en refusant l’euthanasie.

En cette période de crise mais aussi de perte de repères, nous voulons plus que jamais défendre la famille, premier lieu de solidarité et de transmission de valeurs. Nous maintiendrons les fondamentaux de notre politique familiale universelle – allocations et quotient familiaux. Nous créerons 200 000 solutions de gardes d’enfants supplémentaires. Nous maintiendrons l’exonération des droits de succession pour les patrimoines de taille moyenne.

Préparer l’avenir de nos enfants, c’est aussi parier sur l’éducation. Nous n’accepterons plus qu’un élève entre en 6e sans savoir lire, écrire et compter. Pour cela nous personnaliserons l’accompagnement de chaque élève en difficulté, notamment avec la création des conseils de soutien. Nous donnerons une plus grande autonomie aux chefs d’établissement afin qu’ils puissent adapter leur projet pédagogique aux besoins des élèves, et nous revaloriserons le métier d’enseignant en contrepartie d’une présence accrue auprès des élèves. Nous défendrons l’égalité des chances et la méritocratie républicaine en augmentant le nombre de boursiers dans les classes préparatoires aux grandes écoles.

Nous pensons que la France doit continuer à jouer un rôle majeur en Europe et dans le nouvel ordre mondial. Nous voulons une Europe qui protège : nous exigerons la réciprocité dans les échanges commerciaux entre l’Union européenne et les autres pays du monde et réserverons nos marchés publics aux entreprises qui produisent en Europe. Nous défendrons la Politique Agricole Commune essentielle pour encourager l’excellence de nos agriculteurs et le développement de nos territoires ruraux.

Face à une coalition de gauche – verte-rouge-rose – dangereuse, aidée par une extrême-droite qui a toujours choisi la politique du pire, ensemble, nous choisissons la France !

Bien fidèlement à vous
Jean-François Copé

Rédigé par JA BENISTI

Publié dans #Assemblée nationale

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