Les 100 jours pour rien de François Hollande

Publié le 13 Septembre 2012

1°)  On nous avait promis le changement, mais après un peu plus de 100 jours de Présidence Hollande, le quotidien de milliers de Français s’est juste détérioré : l’économie est paralysée par la politique économique anti-compétitive qui est menée  (hausse du coût du travail, matraquage fiscal), résultat, toutes les décisions sont suspendues sine die : embauches, investissements, consommation… dans le climat de défiance et d’incertitude instauré par le gouvernement, les acteurs économiques, entreprises et consommateurs, ne prennent aucun risque, ce qui accentue la crise ; le pouvoir d’achat a baissé à mesure que les impôts ont augmenté ; les délinquants -on le voit à Marseille- semblent affranchis de toute peur de la loi…

 

Pourtant, François Hollande semble passif, impuissant et résigné. En plus de 100 jours, il a surmédiatisé sa « présidence normale » mais n’a porté aucune réforme courageuse. Il a même semblé découvrir la gravité de la crise au retour de ses vacances d’été… Il faut dire qu’il l’avait niée pendant toute sa campagne électorale. Il a semblé avoir soudainement pris conscience que l’anti-sarkozysme ne tenait pas lieu de politique.

images-copie-4.jpg2°) Dans ce contexte si difficile pour la France et les Français, il n’y a donc manifestement pas de pilote pour le paquebot France : personne à l’Elysée et à Matignon ne semble savoir où aller.


On préfère créer des commissions plutôt que de prendre des décisions. Tout le monde au gouvernement cède au cafouillage et à la panique : les ministres tirent à hue et à dia (Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg s’opposent sur Lazard, Aurélie Filipetti et Jérôme Cahuzac sur la télévision publique, Manuel Valls et Cécile Duflot sur les Roms, les Verts et le PS sur le Traité européen et le nucléaire etc…), ou, pour occuper le terrain, improvisent à la hâte des mesures sous-dimensionnées au regard de la gravité de la crise :emplois d’avenir, baisse du prix de l’essence, blocage des loyers, contrats de génération, morale à l’école… Toutes ces mesures, pourront peut-être faire illusion à très court-terme, mais pas changer la donne sur le long terme. Nous avons besoin de réformes, pas de mesurettes et de coups de comm’.

 

3°) Bref, immobilisme, incantation, improvisation sont pour le moment les caractéristiques de la politique du gouvernement. Le gouvernement s’agite, mais n’agit pas. Cette inaction est dramatique pour la France et les Français face à la crise. Si jamais François Hollande ne réagit pas, notre pays risque d’aller à la catastrophe.

Catastrophe économique et sociale.

Alors que le chômage vient de dépasser la barre des 3 millions de personnes, François Hollande a décidé d’alourdir les charges qui pèsent sur le travail ce qui ne peut que créer plus de chômage et accélérer la désindustrialisation de notre pays. C’est notre industrie qui est pénalisée et l’emploi qui est menacé.


Alors que les classes moyennes ont du mal à joindre les deux bouts, François Hollande a choisi d’augmenter tous azimuts les impôts (+ 7,2 milliards d’impôts, rien que pour le mois de juillet dernier) : fiscalisation des heures supplémentaires, doublement des taxes sur l’épargne salariale, hausse des cotisations sociales. Autant de moins sur la fiche de paye des Français ! C’est le  travail qui est dévalorisé et le pouvoir d’achat qui est plombé. Alors que l’explosion de la dette (plus de 90% du PIB fin 2012) est une menace pour la survie de notre modèle social, François Hollande a préféré créer 20 milliards de nouvelles dépenses publiques inutiles et non financées. C’est l’avenir de notre modèle social généreux qui est en jeu.


Pour éviter cette catastrophe économique et sociale, à l’UMP, nous proposons de réduire les charges qui pèsent sur le travail pour favoriser l’emploi et la compétitivité. Nous voulons en finir avec les 35 heures pour donner à chacun la possibilité de travailler plus pour gagner plus. Nous voulons réduire la dette en faisant la chasse aux dépenses publiques inutiles plutôt qu’en augmentant les impôts.


Catastrophe sociétale avec le choix du laxisme et du communautarisme.

Sur le plan régalien, le laxisme est de retour. En trois mois, la gauche a remis en cause un à un tous les piliers de la politique d’immigration choisie mise en place par Nicolas Sarkozy : assouplissement des critères de régularisation et de naturalisation ; suppression de la franchise pour l’Aide Médicale d’Etat : les clandestins sont désormais les seules personnes en France à bénéficier d’une couverture maladie à 100% sans jamais y contribuer ; ouverture prévue dès 2014 du droit de vote aux étrangers, qui vise à remplacer le vote populaire par un vote communautaire.

Quand les socialistes créent un appel d’air pour l’immigration clandestine et bradent la nationalité française, c’est l’ensemble de la cohésion nationale qui se retrouve fragilisée par le communautarisme.

 

Sur l’insécurité, nous faisons face aux mêmes compromissions : la gauche fait le choix  du laxisme.

Madame Taubira revient sur notre programme de construction de prisons. Elle supprime les peines-plancher pour les récidivistes, les tribunaux correctionnels pour mineurs, la rétention de sûreté pour les criminels… Les délinquants ne s’y trompent pas : il n’y a qu’à voir l’escalade de la violence que subit Marseille.

 

Pour éviter le délitement de la société par le communautarisme et le laxisme, nous assumons une ligne de fermeté républicaine. Nous proposons de diviser par deux le nombre d’immigrés qui entrent en  France, de rendre obligatoire la manifestation de la volonté pour acquérir la nationalité française. Nous refusons le droit de vote des étrangers afin de maintenir le lien entre le droit de vote et la citoyenneté française ou européenne.
Contre la délinquance, nous choisissons de renforcer l’autorité républicaine : en garantissant l’exécution de toutes les peines avec la suppression des réductions automatiques de peines, en portant à 80 000 le nombre de places en prison, en sanctionnant plus fermement les délinquants multirécidivistes.

Catastrophe à l’international où la voix de notre pays ne porte plus
François Hollande a mis à mal le couple franco-allemand en défiant Angela Merkel alors qu’il est essentiel à la pérennité de l’Europe. Résultat la zone euro est paralysée face à la crise et la France déconsidérée.
On constate le même immobilisme en Syrie ou au Mali, où la France est inaudible et incapable de mobiliser la communauté internationale. A l’inverse, le volontarisme de Nicolas Sarkozy avait réussi à relancer l’Europe et à empêcher le massacre des populations civiles en Libye.

4°) Parce qu’à l’UMP, nous n’acceptons pas une politique qui ruine les Français et qui rabaisse la France ; parce qu’à l’UMP nous défendons les valeurs de mérite, de responsabilité, de liberté, de générosité, de laïcité et de justice ; parce que nous voulons préserver l’avenir de nos enfants et de notre pays la France, nous sommes mobilisés pour incarner une opposition tonique, responsable mais sans concession, à François Hollande et son gouvernement.

 

 

 

 

Rédigé par JA BENISTI

Publié dans #Assemblée nationale

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