Les débuts (désastreux) de François Hollande

Publié le 24 Mai 2012

Scandale de l’alliance du PS avec l’extrême gauche

 

1/ Il est à la mode de faire des procès d’intention à l’UMP concernant le FN alors que l’UMP n’a jamais fait alliance avec le FN.

2/ Il est inadmissible que personne ne fasse le même procès au PS et François Hollande qui ne font pourtant pas mystère de leurs relations avec l’extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon. Personne ne peut prétendre que le Front de Gauche est plus mesuré que le Front National.

  • Jean-Marie Le Pen fait référence à Brasillach, l’écrivain collaborationniste, Jean-Luc Mélenchon se revendique de Robespierre, le père de la Terreur.
  • Les Le Pen choisissent les immigrés comme bouc-émissaires, Jean-Luc Mélenchon les « riches » auxquels il faut « faire les poches ».
  • Les Le Pen s’en prennent au système et aux médias… Jean-Luc Mélenchon traite les journalistes de « chiens ».
  • Jean-Marie Le Pen est coutumier des dérapages antisémites, Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche flirtent avec l’antisionisme et l’antisémitisme.
  • Les Le Pen ont du mal à condamner la dictature syrienne… Jean-Luc Mélenchon est un admirateur de Cuba qui n’est pour lui « pas une dictature ».

3/ Alors arrêtons d’appliquer deux poids, deux mesures. Le PS ne peut pas continuer comme cela à être l’allié objectif du Front de gauche d’un côté, et du Front National de l’autre, dans la plus grande impunité intellectuelle et médiatique.

 

L’imposture des premiers pas de François Hollande

 

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1/ Des symboles désastreux, comme la profusion de drapeaux rouges et étrangers place de la Bastille le 6 mai.

2/ Des reniements constants, comme celui du président « normal » qui a pris un jet privé pour se rendre à Paris afin de prononcer un discours de 6 minutes… Ou sur le fond, avec le blocage des prix de l’essence et l’encadrement des rémunérations de 1 à 20 dans les entreprises publiques remisés au placard.
Autre reniement très symbolique : la nomination de Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre, condamné pour favoritisme, et Christiane Taubira, Ministre de la Justice, condamnée pour licenciement abusif. Tant pis pour le gouvernement exemplaire !

3/ Les impostures : comme la baisse du salaire des ministres de 30% : avec 34 ministres et ministres délégués, le premier gouvernement de François Hollande va coûter beaucoup plus cher au contribuable malgré la baisse des salaires que le premier gouvernement de Nicolas Sarkozy.

4/ Le clanisme inquiétant : la cérémonie d’investiture marquée par la grossièreté inédite de François Hollande envers Nicolas Sarkozy : refus de le raccompagner à sa voiture, volonté de court-circuiter sa sortie officielle, absence d’un mot pour saluer son action depuis 2007…

La formation d’un gouvernement de « rétrécissement » plutôt que d’ouverture, marqué par une logique de clan, avec le côté gauche archaïque (Ministère du Redressement Productif, de l’Education Populaire…) et la nomination de tous ses proches (Michel Sapin, Jean-Yves Le Drian, Stéphane le Foll, Jérôme Cahuzac, Bernard Cazeneuve…).

 

François Hollande et l’international :

entre reniement personnel et trahison de la parole de la France

 

1/ François Hollande, pour ses premiers sommets internationaux, a crié très fort « victoire » pour masquer que, sur le fond, il avait réussi « l’exploit » de renier à la fois la parole de la France et ses propres engagements de campagne ! D’ailleurs, François Hollande a refusé que des journalistes étrangers participent aux conférences de presse qu’il a données aux Etats-Unis, comme s’il avait eu peur de répondre à leurs questions qui auraient pu être dérangeantes…

2/ Ce G8 n’a abouti à rien de concret ! François Hollande n’a rien proposé hormis de prononcer le mot « croissance », comme si c’était une nouveauté, comme si quelqu’un était hostile à la croissance. En se refusant de s’engager de la discipline budgétaire, qui est aujourd’hui la première condition de la croissance, François Hollande a isolé la France au sein du G8.

3/ A l’OTAN, François Hollande a renié ses promesses de campagne et trahit la parole de la France. François Hollande avait promis durant sa campagne que la France anticiperait son retrait d’Afghanistan avant la fin de l’année 2012, au mépris de la parole donnée à nos alliés de l’OTAN. La France contredit ses engagements vis-à-vis de ses alliés. Ce départ précipité est très complexe sur le plan matériel et risque de mettre nos hommes et les populations locales en danger.

4/ François Hollande n’a pas tenu sa promesse aux Français. Il indiquait que tous nos hommes seraient revenus en France d’ici la fin de l’année 2012. Mais à l’issue du Sommet des 20 et 21 mai, François Hollande nous indique « en 2013 demeureront uniquement des formateurs pour les forces de police et pour les cadres de l’armée afghane ». C’est contraire à son engagement de campagne qui ne faisait aucune distinction entre force combattante et autre présence militaire.

L’Afghanistan et le G8 constituent un cas exemplaire de la politique de gribouille de M. Hollande.

Rédigé par JA BENISTI

Publié dans #Assemblée nationale

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