LES RAISONS POUR LESQUELLES J’AI VOTE CONTRE LE PROJET DE MARIAGE HOMOSEXUEL

Publié le 12 Février 2013

 

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Aujourd'hui lors du vote solennel à l’Assemblée nationale, en première lecture, j’ai voté contre le projet de loi "ouvrant le mariage aux personnes de même sexe".


En conscience, je ne peux adhérer à ce texte gouvernemental dont les enjeux dogmatiques, les conséquences et les incohérences juridiques sont lourdes de conséquences pour le droit de la famille, la filiation mais surtout les droits de l’enfant qui sont ici bafoués.


Voter pour le mariage homosexuel et le droit à l’adoption, c'est accepter demain la PMA (Procréation Médicalement Assistée) et la GPA (Gestation Pour Autrui). C'est priver l'enfant de son père ET de sa mère. C’est la négation de la différence des sexes. C’est accepter la marchandisation du corps féminin et faire des enfants des objets et non des personnes.

Il ne s’agit pas de nier ceux qui choisissent de vivre une sexualité différente. Ils doivent être considérés et protégés, c’est pour cela que j’ai défendu avec mes collègues de l’UMP l’idée de créer une union civile plus protectrice que le PACS.


Mais, à mes yeux, Il est primordial de penser avant tout à l’intérêt supérieur de l’enfant et c’est sur ce fondement et fort des positions prises par de nombreux pédopsychiatres renommés, que j’ai fait ce choix.  « L’enfant est un don de la vie et non un droit », comme l’a dit très justement Hervé Mariton, et c’est pour cela que nous devons  le protéger. Il n’est pas un objet et le mariage doit avoir pour vocation sa protection.


Croire que la question du mariage peut être dissociée de celle de la PMA et de la GPA, c’est se mentir à soi-même. Cette dissociation est impossible. La GPA si elle devait être légalisée dans notre pays, reviendrait à créer une distinction entre un enfant que l’on fait et un enfant que l’on fait faire. Quand un couple fait un enfant, l’enfant est une personne. Quand on fait faire un enfant par un tiers, l’enfant n’est plus une personne mais un objet, voire une marchandise puisqu’il sera alors possible de choisir la couleur de peau, des yeux, des cheveux, etc… . Ce que j’ai appelé un « enfant playmobil ». De plus, en l’état des dispositions contenues dans ce texte, l’enfant de couple homosexuel n’aura pas droit à une origine réelle. Il sera privé d’un de ses deux parents biologique ce qui est lourd de conséquence dans sa construction psychique et pour son évolution.


Si la France fini par adopté ce texte, elle deviendra le 15e pays au monde à l’avoir fait. Nous ferons donc parti d’une minorité de pays qui ont choisi la remise en cause définitive des fondements de la famille.


Comme l’a très justement écrit Gilles Bernheim, philosophe et Grand Rabbin de France : « je suis de ceux qui pensent que l’être humain ne se construit pas sans structure, sans ordre, sans statut, sans règle. Que l’affirmation de la liberté n’implique pas la négation des limites. Que l’affirmation de l’égalité n’implique pas le nivellement des différences. Que la puissance de la technique et de l’imagination exige de ne jamais oublier que l’être est don, que la vie nous précède toujours et qu’elle a ses lois. J’ai envie d’une société où la modernité prendrait toute sa place, sans que, pour autant, soient niés les principes élémentaires de l’écologie humaine et familiale. (…) d’une société où les enfants sont accueillis et trouvent leur place, toute leur place, sans pour autant devenir objet de possession à tout prix ou enjeu de pouvoir. J’ai envie d’une société où ce qui se joue d’extraordinaire dans la rencontre de l’homme et de la femme continue à être institué, sous un nom spécifique ». 

Rédigé par JA BENISTI

Publié dans #Assemblée nationale

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Laurent POINGT 25/03/2013 10:27

Bravo pour votre position. Dans ce que vous dites il n'y a que du bon sens, et tout le monde devrait-être d'accord avec ça.
Nous qui n'avons aucune voix, on compte sur vous pour ne rien lâcher dans ce combat.

Clergeot 12/02/2013 18:59

Bravo pour votre engagement et merci pour le rude combat que vous avez livré.