Pour les indécis, la vérité sur le programme irréaliste de François HOLLANDE

Publié le 4 Mai 2012

Face au monde nouveau qui est en train de naître, la France doit réussir son entrée dans le XXIème siècle en inventant de nouveaux modèles. Le projet de François Hollande est celui d’une France du passé, une France qui nie les crises, qui ignore la dette, et refuse de reconnaître sa place dans l’Europe et dans le monde.

 

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François Hollande fait comme si la crise n’existait pas

Le programme de François Hollande repose sur des dépenses à l’heure où il est de notre responsabilité de les limiter, pour léguer autre chose à nos enfants que de la dette, et nous permettre à faire face à la crise.

  • Il veut créer 65 000 postes supplémentaires de fonctionnaires et mettre fin à la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Au total, ce recrutement représente 72 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour la France, car un fonctionnaire est rémunéré pendant 40 ans de carrière, puis perçoit une pension de retraite payée par l’Etat.
  • Il annonce un retour à l’équilibre budgétaire en 2017, alors que la France s’est engagée auprès de l’Union européenne à y parvenir en 2016, et que décaler cet engagement d’un an coûterait 35 milliards d’euros supplémentaires. Il refuse d’ailleurs d’inscrire la règle d’or dans la Constitution.
  • Les socialistes français voulaient d’ailleurs appliquer le modèle de croissance espagnol de José-Luis Zapatero qui reposait sur les dépenses publiques. Résultat : le taux de chômage a plus que doublé en Espagne après 7 ans de pouvoir socialiste, passant de 9% à 22,8 % fin 2011.

François Hollande fait comme si l’Europe n’existait pas

François Hollande dénonce le traité du 2 mars, alors qu’il a été approuvé par 25 Etats européens sur 27. En 1 mois, la Grèce, le Portugal et la Slovénie l'ont ratifié, à chaque fois avec le vote des socialistes. François Hollande dénonce l’absence du mot croissance dans le traité : or il le contient 10 fois, en particulier dans son préambule http://european-council.europa.eu/media/639232/08_-_tscg.fr.12.pdf. En s’opposant au traité, il met en péril le couple franco-allemand, moteur de l’Europe, et la stabilité des institutions européennes, puisque c’est ce traité de sérieux budgétaire qui a apaisé les tensions sur la zone euro.

Les socialistes français sont isolés dans la famille socialiste européenne. Les socialistes allemands, espagnols et italiens ont par exemple tous voté la règle d’or qui donne les moyens de se désendetter. Le PS la refuse. Tous les socialistes européens ont également voté le mécanisme européen de stabilité (MES), sauf, encore une fois, les socialistes français.

 

François Hollande fait comme si le mérite n’existait pas

François Hollande propose de retaxer les heures supplémentaires qui permettent à 9,3 millions de Français de gagner davantage en travaillant plus, notamment 53% des ouvriers, et 40 % des salariés au SMIC. Pour un salarié, cela représenterait en moyenne 450 euros de pouvoir d’achat en moins. Il

Il veut revenir sur l’exonération des droits de succession, mise en place par Nicolas Sarkozy pour permettre à 95% des Français de transmettre les fruits d’une vie de travail à leurs enfants.

Pour décourager d’avance ceux qui veulent entreprendre et réussir, il propose la mise en place d’un impôt confiscatoire de 75% pour ceux qui gagnent plus d’un million d’euros par an.

 

François Hollande fait comme si le pouvoir d’achat n’existait pas

François Hollande propose de revenir sur toutes les mesures mises en place par Nicolas Sarkozy pour revaloriser le pouvoir d’achat des Français, et qui ont permis de le faire augmenter en moyenne de 1,4% chaque année en dépit de la crise.

Le programme de François Hollande repose à 91% sur des hausses d’impôts. Il aurait pour effet concret d’abaisser le pouvoir d’achat des classes moyennes et des petits salaires.

François Hollande propose notamment :

  • De supprimer les allègements de charges sociales sur les bas salaires à partir de 1,5 SMIC, ce qui détruirait immédiatement 40 000 emplois
  • D’augmenter les cotisations retraite pour financer le retour à la retraite à 60 ans ce qui pénaliserait le pouvoir d’achat de 28 millions de Français, quel que soit leur salaire
  • De retaxer les heures supplémentaires ce qui enlèverait en moyenne 500 euros à 9,3 millions de salariés
  • De remettre en cause les avantages fiscaux pour l’aide à domicile ce qui enlèverait 200 euros à une famille qui paie 330 euros par mois pour une nounou
  • De taxer l’intéressement, la participation et l’épargne salariale, ce qui enlèverait en moyenne 220 euros par an à chaque foyer

François Hollande fait comme si la compétitivité n’existait pas

François Hollande refuse de reconnaitre qu’un coût du travail élevé favorise les délocalisations et nuit à l’emploi. Le coût du travail en France est l’un des plus élevés d’Europe : 1 h de travail en France coûte, charges sociales comprises, 34,20 €, contre 30,1 € en Allemagne et 20,1 € au Royaume-Uni. De plus, en remettant en cause l’énergie nucléaire en raison d’un accord électoral minable conclu avec les Verts, François Hollande menace la compétitivité de toutes les entreprises françaises, ainsi que les 400 000 emplois de la filière. En effet, passer de 75% à 50% d’énergie nucléaire augmenterait de 30% la facture d’électricité des ménages, et de 50% celle des entreprises.

Le programme de François Hollande alourdit de 16 milliards d'euros les charges pesant sur les entreprises, en particulier les PME.

Ce n’est pas une surprise : le mot « compétitivité » n’apparaît d’ailleurs pas une seule fois dans son programme.

 

François Hollande fait comme si les frontières n’existaient pas

En matière d’immigration, François Hollande veut appliquer la recette de Lionel Jospin, avec des régularisations au cas par cas sur la base de "critères objectifs", c'est à dire la création de nouveaux cas de droit au séjour. Cette politique avait fait exploser les flux d’immigration légale de 68% (210 000 nouveaux titres de séjour au plus fort des années Jospin) auxquels se sont ajoutées 150 000 à 200 000 entrées illégales par an entre 1997 et 2002. La gauche française est désormais la seule en Europe à refuser le principe de maîtrise des flux migratoires.

Il veut également donner le droit de vote aux étrangers, et remet donc en cause la tradition républicaine française, qui veut que citoyenneté et nationalité soient indissociables, est qu’il ne suffit pas de payer des impôts et de contribuer à l’économie pour avoir le droit de vote. Le droit de vote ne s’achète. Si les étrangers veulent voter, ils peuvent choisir de lier leur destin à celui de la France en demandant la naturalisation.

 

François Hollande fait comme si la mondialisation n’existait pas

François Hollande annonce qu’il veut bloquer le prix de l’essence, qui dépend du prix du pétrole, qui est un prix mondial. François Hollande pense-t-il pouvoir bloquer le prix mondial du pétrole, alors que ce prix dépend de la géopolitique et que le pétrole est de plus en plus rare ? En réalité, il créerait un prix administré du pétrole, et ce serait le contribuable qui paierait la différence entre le prix administré et le prix réel du baril. 1 centime de moins à la pompe, c’est un milliard de déficit en plus pour l’Etat, et donc de nouveaux impôts à lever, qui pénaliseront le pouvoir d’achat de tout le monde.

François Hollande veut bloquer le prix de l’essence, mais veut en même temps démanteler, au nom d’un accord électoral minable conclu avec les Verts, notre filière nucléaire, qui nous garantit pourtant une énergie sûre, propre et peu chère, nous permet d’importer moins d’hydrocarbures (et donc de moins dépendre des hausses de leurs prix), représente 400 000 emplois, et constitue l’un de nos fleurons à l’export.

Le projet énergétique de François Hollande est par conséquent contradictoire et incohérent.

Rédigé par JA BENISTI

Publié dans #Assemblée nationale

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