Réaction au drame abominable de la mort d'Agnès

Publié le 21 Novembre 2011

S'il y avait eu un partage d'informations, le drame abominable de la mort d'Agnès aurait certainement pu être évité.

 

Les circonstances de la mort d'Agnès à Chambon-sur-Lignon ont tout pour déchaîner la colère et l'effroi.

 

Les faits extrêmement graves commis par un adolescent récidiviste de 17 ans, déjà condamné pour viol sur une autre mineur, et placé sous contrôle judiciaire, sans que l'établissement scolaire (direction, psychiatre et psychologue qui le voyaient chaque semaine) ait été informé de son passé judiciaire et sans qu'aucun contact avec le juge n'ai eu lieu, est incompréhensible. C'est aussi le signe manifeste d'un dysfonctionnement profond par l'absence de partage d'informations entre les différents professionnels en contact avec un mineur délinquant, et ce malgré la législation en vigueur.

 

Dans le rapport de ma mission parlementaire sur la prévention de la délinquance des mineurs et des jeunes majeurs, que j'avais remis au Premier ministre en février dernier, j'avais notamment pointé du doigt le manque de communication et d'échange d'informations entre les acteurs de la prévention, de la protection de l'enfance, du monde judiciaire, scolaire et les élus locaux.

 

Face à ce constat de dysfonctionnement, j'avais notamment préconisé de repenser les pratiques professionnelles de chaque acteur de la prévention de la délinquance et la protection de l'enfance pour arriver à mettre en place des pratiques de coproduction multipartites en "réseau". Il est essentiel de développer des partenariats, dans le respect des compétences des uns et des autres, afin de redonner toute sa place à la dimension collective du travail social.

 

 

 

Rédigé par JA BENISTI

Publié dans #Assemblée nationale

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