Succès de la conférence sur les rythmes scolaires

Publié le 24 Septembre 2013

Le 23 septembre 2013, nous avons organisé une conférence qui s’inscrit dans la très large concertation menée par la ville sur la réforme des rythmes scolaires. De nombreux villiérains se sont montrés interessés par ce sujet qui impactera la vie des familles et de la collectivité.

 

Rentree-2013-8369.JPG

 

J’ai souhaité en effet que nous prenions notre temps car cette réforme a été annoncée dans l’urgence et la précipitation et il en est ressorti un large sentiment d’impréparation.

 

Il est aisé de dire que l’on va passer à 4 jours et demi ; plus difficile de mettre en œuvre un dispositif qui va bouleverser le rythme de vie des enfants, de leurs familles et que dire de l’organisation des services publics municipaux !

 

L’improvisation générale de cette réforme a suscité les plus vives inquiétudes de la communauté éducative et entrainé une vaste mobilisation des parents.

 

De leur côté, les collectivités se sont immédiatement posées la question de la mise en œuvre car les incidences sont nombreuses, telles le nécessaire report des activités associatives sur d’autres créneaux, l’accueil périscolaire des enfants le mercredi après-midi, ……

 

Pourtant, à titre personnel, je suis très favorable à un retour à 4 jours et demi mais en prenant en compte L’INTERET DE L’ENFANT AVANT TOUT. C’est donc dans ce sens que nous avons décidé d’œuvrer à Villiers.

 

Nous avons donc décidé, à l’unanimité du conseil municipal, de reporter la mise en œuvre de la réforme à la rentrée 2014. Les nombreux cafouillages que nous observons dans les communes qui ont décidé d’une application dès 2013 et l’insatisfaction qui en résulte semblent aujourd’hui nous donner raison.

 

Nous avons profité de ce temps supplémentaire qui nous était donné pour engager la plus large concertation possible avec les fédérations de parents, les directeurs d’école, les enseignants, les associations sportives et culturelles en février dernier à l’occasion de quatre réunions de travail.

 

Puis, aux côtés de Madame LEMAIRE, Inspectrice de l’Education Nationale, que je tiens à remercier tout particulièrement pour la parfaite collaboration que nous avons eue ensemble. Nous avons tenu neuf réunions publiques avec les familles dans les écoles au cours du mois d’avril.

 

Enfin, une page dédiée à la réforme a été mise en place sur le site Internet de la ville sur laquelle nous avons mis en ligne les comptes rendus des réunions, les résultats des questionnaires qui ont été soumis aux familles et aux enseignants, ainsi que différentes hypothèses d’organisation.

 

Cette conférence a pour objet de vous éclairer encore plus sur les impacts de cette réforme sur les rythmes de l’enfant.

 

Pour y faire, nous organiserons trois ateliers qui se dérouleront le 12 octobre prochain et qui porteront sur l’organisation de la journée d’école. Une restitution globale sera effectuée en novembre.

 

Je n’ai pas encore parlé du sujet qui fâche, à savoir le budget. En considérant les recrutements d’animateurs, l’allongement des périodes d’accueil des enfants, le coût direct des activités périscolaires, les repas supplémentaires qu’il faudra fournir, les dépenses supplémentaires d’électricité, de chauffage…, nous tablons sur un budget de plus de 200.000 euros par trimestre soit, au bas mot 700.000 euros supplémentaires à supporter sur le budget communal.

 

Par ailleurs, j’ai clairement exprimé le souhait que ce surcoût ne soit pas supporté par les familles, que ce soit par la fiscalité ou par une tarification supplémentaire.

 

Je regrette qu’une fois de plus ce soient les collectivités qui doivent assumer seules les conséquences financières des choix gouvernementaux et ce ne sont pas les quelques subventions, qui, de toute façon, ne devraient pas être reconduites, qui pourraient nous aider efficacement.

 

Cela creuse une nouvelle fois le fossé entre villes riches et villes pauvres.

Les villes riches qui, comme Paris, se contentent de lancer un appel d’offre auprès de prestataires pour le temps périscolaires et qui, de fait, occultent tout le travail de concertation que nous avons mené à Villiers.

 

Les villes pauvres comme nous qui devons faire face, avec les moyens du bord, au détriment d’autres activités mais qui, pour le coup, ont du faire preuve d’audace et d’imagination.

 

Je tiens ici à saluer et remercier les parents d’élèves, les familles, la communauté éducative : enseignants, directeurs et Madame LEMAIRE, notre Inspectrice, pour l’important travail qu’ils ont mené ensemble et que j’ai coordonné avec Catherine CHETARD, Maire Adjoint délégué à l’Enfance, à la Vie Scolaire et Périscolaire et à la Restauration Municipale avec l’appui de nos services municipaux.

 

Et je salue celui qui a animé cette conférence, Monsieur Georges FOTINOS, ancien Inspecteur Général de l’Education Nationale, qui est aujourd’hui "LE" spécialiste de la question des rythmes scolaires, un sujet dont il a eu la charge il y a plus de 20 ans déjà et surtout, qui connait particulièrement bien le terrain puisqu’il a commencé sa carrière comme instituteur.

Rédigé par JA BENISTI

Publié dans #Mairie

Repost 0
Commenter cet article