Chômage : la Gauche est dépassée!

Publié le 14 Septembre 2012

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1°) La barre des 3 millions de chômeurs a malheureusement été franchie. La cote d’alerte est plus que dépassée, nous sommes dans le rouge.


2°) Dans ce cadre, nous avons l’obligation morale de réagir et de réussir dans la lutte contre le chômage pour redonner de l’espoir à toutes les personnes qui traversent cette épreuve. Malheureusement, ce qu’a fait le gouvernement socialiste depuis 3 mois a aggravé la situation : personne ne conteste le fait qu’alourdir le coût du travail, comme cela a été décidé dans le cadre de la loi de finances votée en juillet (hausse des cotisations sociales, du SMIC, taxation des heures supplémentaires et de l’épargne salariale), entraîne directement une augmentation du chômage dans un pays comme la France qui souffre d’un déficit de compétitivité.


Et les réponses que propose aujourd’hui le gouvernement de Jean-Marc Ayrault –emplois d’avenir comme contrats de génération- ne sont pas à la hauteur :

En ce qui concerne les emplois d’avenir, il n’y a absolument rien de nouveau. Ce sont des contrats aidés, il en existe déjà près de 400 000. Ponctuellement cela peut bien sûr aider un jeune en difficulté. Mais chacun voit bien que cela ne réglera pas le problème structurel du chômage des jeunes : il y a 671 000 demandeurs d’emploi de moins de 25 ans (juillet 2012) et le gouvernement nous annonce 150 000 CDD (d’une durée de 3 ans) précaires et publics : que propose-t-il pour les 500 000 jeunes qui restent ? En outre, ces contrats vont coûter 1,5 milliard € par an, et ils seront financés par la dette ou les impôts, ce qui, dans ce contexte de crise revient à aggraver la situation économique.


En ce qui concerne le contrat de génération : c’est un peu la même logique. En quoi cela consiste ? En des allègements de charges (sous la forme d’aides) ciblés en cas d’embauche d’un jeune et de maintien dans l’emploi d’un senior. Il existe déjà 22 milliards d’allègements (pour compenser les 35 heures et pour soutenir les emplois payés autour du SMIC), rien de révolutionnaire n’est donc inventé ! Il faut noter au passage que dire qu’il faut baisser le coût du travail pour favoriser l’embauche, c’est ce que nous défendons depuis des mois avec la TVA anti-délocalisation qui a pourtant été supprimée par cette majorité. Où est la logique du gouvernement ?

 

Le contrat de génération concernera environ 100 000 personnes par an alors qu’il y a 3 millions de chômeurs et cela coûtera 2,3 mds €… Une somme dont on apprend que le gouvernement ne sait pas où la trouver ! C’est très inquiétant alors que nous devons maîtriser nos dépenses. Enfin, Martine Aubry a dit tout le « bien » qu’elle pensait de ce dispositif : « Le contrat de génération coûte cher. Je le sais, j’ai essayé. C’est un effet d’aubaine pour les entreprises. » (France 2, 15 septembre 2011) En clair, cela va coûter cher à l’Etat sans réel impact sur le chômage.


3°) Bref, ce n’est pas en créant des contrats qu’on crée de l’emploi ! C’est en favorisant le retour de la croissance qu’on viendra à bout du chômage.

Et pour faire revenir la croissance en France, il faut des réformes de structure que la gauche ne semble pas vouloir faire : Il faut dépenser moins. La crise que nous subissons aujourd’hui tient au fait que nous finançons notre croissance à crédit depuis 30 ans. Le préalable au retour de la croissance c’est d’en finir avec l’addiction à la dépense publique ; Il faut travailler plus, plutôt que de taxer les heures supplémentaires ! Il faut donc revenir sur les 35 heures ; Il faut baisser massivement le coût du travail pour lutter contre les délocalisations. C’était le but de la fiscalité anti-délocalisation qui a été supprimée de manière incompréhensible ; Il faut favoriser l’innovation, comme nous l’avions fait avec les investissements d’avenir, avec le crédit impôt recherche ; Il faut soutenir les PME : en allégeant les normes qui les paralysent, en favorisant leur financement (ISF-PME,  médiateur du crédit, deux normes supprimées pour une créée ; Il faut renforcer la formation et l’orientation pour éviter que nos jeunes sortent du système scolaire sans qualification : notamment en poursuivant le développement de l’apprentissage initié par Nicolas Sarkozy ; Il faut mieux défendre nos entreprises qui souffrent d’une concurrence déloyale : en réservant une part des marchés publics aux PME et en défendant le principe de réciprocité dans les relations commerciales.

Rédigé par JA BENISTI

Publié dans #Assemblée nationale

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